Le TDA des adultes:


Une explication scientifique des carrières erratiques

Diagnostic et traitement
du trouble de l'attention (déficit d'attention)

par Douglas B. Richardson

Grands distraits, travailleurs instables, éternels étrangers, c'est à vous que cet article s'adresse. Je veux m'adresser à ceux d'entre vous qui avez erré toute votre vie sans jamais pouvoir vous reposer, sans jamais arriver à rien, sans pouvoir assumer votre potentiel. Peut-être avez-vous eu des difficultés à vous organiser, à terminer ce que vous aviez entrepris, ou peut-être que, aujourd'hui encore, vos sautes d'humeur vous attirent des ennuis, vos finances et vos relations personnelles sont en ruine, ou bien vous prenez des décisions précipitées sous l'effet de l'impulsivité. On vous a peut-être si souvent traité de paresseux ou de démotivé que vous en êtes arrivé à le croire, ou bien vous êtes d'une humeur instable et sujet à l'ennui. Certains diront même que nous n'avez «jamais grandi».

Si cette description ne vous fait pas entendre un son de cloche ou n'éveille pas en vous de souvenirs pénibles, alors vous pouvez passer au chapitre suivant, celui-ci ne vous concerne pas. Cependant, si on se fie aux statistiques, il y a probablement de 2% à 5% de la population adulte états-unienne qui est susceptible de poursuivre cette lecture. Regardez autour de vous. Bien que vous puissiez vous sentir différent, hors de contrôle et solitaire, vous ne l'êtes pas, il est plutôt probable que vous soyez un adulte «déficient attentionnel».

Une circuiterie différente

Psychologues et comportementalistes ont identifié depuis longtemps déjà neuf phénomènes développementaux de l'enfance qu'ils appellent: trouble de l'attention ou déficit d'attention, c'est-à-dire TDA ou encore TDA/H (trouble de l'attention avec hyperactivité). On croit généralement que le TDA n'est pas une question de mésadaption ou de dysfonction psychologique mais un problème organique, c'est-à-dire qu'il tient à des facteurs physiologiques, neurologiques et/ou biochimiques. Toutefois des facteurs environnementaux et développementaux affectent eux aussi le fonctionnement et l'image de soi d'une personne déficiente attentionnelle. Le TDA ne disparaît pas, on ne le surmonte pas comme on surmonte les oreillons. On ne peut pas en éliminer les effets. Au contraire, il fait partie de notre circuiterie cérébrale ou de notre ordinateur interne.

Une fois que les chercheurs et les professionnels se sont entendus quant aux fondements du TDA, alors la controverse commence. Certains croient que le TDA est devenu une poubelle dans laquelle on peut déverser nombre de symptômes de causes diverses. Cependant, pour les enfants déficients attentionnels, le schème de comportement qui résulte du TDA est suffisamment clair pour qu'on puisse établir des critères diagnostiques précis. Les chercheurs retiennent les problèmes de concentration et d'impulsivité, une piètre capacité à comprendre et à suivre des règles, une hypersensibilité aux stimuli environnementaux qui agissent sur le tempérament et les impulsions, la procrastination (qui dans le cas du TDA est une réaction à la peur) et une inconstance dans l'action.

Les effets à long terme de ces dysfonctions sont prévisibles: un sentiment envahissant d'échec, une impression d'être vraiment paresseux et irresponsable, et un sentiment d'être facilement dépassé par la vie. Partout dans le monde, les enfants déficients attentionnels souffrent d'une érosion de leur estime personnelle et d'un sentiment, en quelque sorte, de ne cadrer nulle part. Pour des individus aux carrières erratiques, voici un fait intéressant: jusqu'à récemment les experts croyaient, pour la plupart, que le TDA se résorbait de lui-même, spontanément. Bien que les enfants DAH puissent requérir des soins particuliers (une médication telle le Ritalin qui a pour effet de calmer et d'aider les enfants hyperactifs à s'organiser), la sagesse populaire voulait que le TDA disparaisse à l'adolescence. On croyait simplement que les adolescents en arrivaient à surmonter leur TDA. Et le corollaire de cette croyance était que les adultes dont les comportements s'apparentent à ceux du TDA sont des mésadaptés, des paresseux, des faibles ou des révoltés.

Les découvertes récentes suggèrent fortement que le TDA ne disparaît pas spontanément. Il se prolonge plutôt dans la vie adulte au point de perturber fortement l'affectivité et la capacité de travail des personnes atteintes et cela de façon directement proportionnelle à la sévérité de leur TDA. Il dépendra aussi de la façon dont la personne atteinte apprendra à compenser les effets de son TDA. Certains cliniciens parlent d'un TDA-TR (type résiduel), signifiant par là que, «après tout, le TDA n'a pas disparu». Les experts se livrent à une joute entre eux quant aux critères diagnostiques et, surtout, quant à la façon d'exclure les symptômes apparentés aux TDA tels que l'anxiété et autres troubles «actualisés» (acting out disorders). Parmi ceux qui admettent l'existence du TDA, il ne semble y avoir de consensus que sur un seul autre point majeur: le TDA des adultes, même s'il n'a pas été diagnostiqué dans l'enfance, aurait pu l'être.

Pas seulement moi?

On peut passer à côté de ce diagnostic chez des gens qui essaient de fonctionner comme des adultes normaux en se demandant quels sont les comportements d'un patient, ses tendances ou ses sentiments qui correspondent à un TDA (et ce qu'on peut faire dans ces cas). Le processus d'auto-évaluation est compliqué par le fait que le véritable TDA peut s'étioler de bénin, presque impossible à diagnostiquer (sans aucun antécédent d'hyperactivité), jusqu'à l'extrême, c'est-à-dire jusqu'à manifestations incontrôlables. Dans ces derniers cas, le diagnostic ne fait pas de doute et, ironiquement, il permet de porter un jugement moins sévère sur des gens dont le comportement reflète un problème évident. Ce sont les personnes atteintes moins sévèrement qui auront l'impression que quelque chose ne va pas et sur qui le monde extérieur aura tendance à porter des jugements moraux peu flatteurs: «manque de discipline, manque de volonté, dérangé-dérangeant, démotivé.» Un «syndrome de Peter Pan», diront certains, un «refus de devenir adulte».

Le TDA des adultes a enfin passé le test de la crédibilité populaire. Un article récent de deux pages dans un hebdomadaire important portait presque exclusivement sur plusieurs de ces individus hors-caste, incontrôlables, dont un homme qui a enfin reçu un diagnostic de TDA-RT après avoir quitté 123 emplois différents au cours de sa misérable carrière. Il a fait l'essai du Ritalin (un traitement encore inhabituel et controversé), et a atteint pour la première fois un sens de l'équilibre. L'intérêt se porte actuellement sur ces adultes qui se situent à la limite du TDA, ceux qui ont acquis suffisamment d'expérience de travail et qui se présentent suffisamment bien pour se faire engager, mais dont l'inconstance, les mauvaises habitudes de travail ou le tempérament bouillant les empêchent d'avancer.

Une des raisons pour lesquelles le TDA est sous-estimé chez les enfants est que nombre d'entre eux ne sont pas suffisamment antisociaux [dérangeants] ou hyperactifs [énervés]. Souvent le TDA est associé à une intelligence et une créativité supérieures. Ceux qui en sont affectés et qui ne se rendent pas compte de leur différence, apprennent à compenser les effets perturbateurs de leur TDA. Même s'ils sont portés à l'ennui, il est probable qu'ils aient trouvé des techniques physiques et mentales pour se maintenir dans l'état de stimulation qu'ils recherchent constamment.

Critères diagnostiques

Malgré la nature évolutive des connaissances actuelles, il est possible de décrire certains critères suggérés pour le diagnostic de TDA des adultes, ces derniers se demandant si leur vie entière n'a pas été qu'une longue soumission à des forces extérieures qu'ils ne pouvaient pas identifier ni comprendre. Selon les docteurs Edward M. Hallowell et John J. Ratey, vous pouvez vous étiqueter déficients attentionnels (DA) si plusieurs des dysfonctions énumérées ci-après font partie de vos comportements ou de votre façon de penser habituels.

  1. Un sentiment d'insatisfaction, une impression de ne jamais pouvoir atteindre vos objectifs et ce, en dépit de vos réalisations concrètes.
  2. Une désorganisation constante et une tendance à accumuler de petites choses qui finiront par devenir un obstacle insurmontable.
  3. Une procrastination chronique, que vous soyez conscient ou non de la peur de n'être jamais capable de faire quelque chose de bien.
  4. Une mise en route enthousiaste de plusieurs projets en même temps sans être jamais capable d'en terminer un seul.
  5. Une tendance à dire tout ce qui vous passe par la tête sans en mesurer la pertinence ou les conséquences; une candeur exagérée souvent amplifiée par une bonne conscience et une rectitude absolue.
  6. Une recherche constante de stimulations extrêmes, de sensations fortes, d'excitations nouvelles ou d'événements extérieurs quelconques qui correspondent à votre tourbillon intérieur.
  7. Une facilité à vous laisser envahir par l'ennui.
  8. Une grande distractibilité et la volonté soudaine de vous retirer d'un livre ou d'une conversation, en même temps qu'une capacité occasionnelle de vous concentrer profondément sur un sujet qui vous intéresse particulièrement.
  9. Une grande créativité, une bonne intuition, une rare intelligence, et une facilité à rassembler des casse-tête.
  10. Une défiance des structures, de l'autorité ou des «moules».
  11. Un faible taux de tolérance à la frustration.
  12. Une impulsivité dans la pensée, l'action et les paroles.
  13. Une tendance à vous préoccuper sans cesse et inutilement.
  14. Le sentiment profond d'une catastrophe imminente: «Rien n'a mal été jusqu'à maintenant, mais ça s'en vient!»
  15. Une instabilité émotive ou des sentiments dépressifs, surtout au moment de quitter quelqu'un ou de terminer un projet.
  16. L'agitation. Non pas l'hyperactivité d'un enfant, mais l'énergie nerveuse surfaite, les cent pas, le tambourinage, le «gros nerf».
  17. Une tendance aux assuétudes, une dépendance aux substances ou à certaines activités, tel le jeu compulsif.
  18. Une mésestime chronique de vous-même. Des années de conditionnement vous ont amené à croire que vous êtes paresseux, étrange, indiscipliné.
  19. Une mauvaise perception de vous-même. Vous êtes capable d'évaluer les gens et les événements avec une intuition juste mais vous êtes incapable d'évaluer votre influence sur ces mêmes gens et événements.
  20. Des antécédents familiaux de TDA ou de maladie bipolaire (maniaco-dépression), diagnostiqués ou non, autant que des comportements ou des états d'âme non expliqués par d'autres conditions médicales ou psychiatriques.

Carrières ruinées

Qu'ils soient causés par le TDA ou par tout autre souffrance, tous ces comportements affectent la satisfaction au travail et partout. Souvent le sous-produit de ces comportements est une incapacité à conserver son estime de soi, rendant difficiles les relations interpersonnelles au travail et dans la vie sentimentale.

L'attention aux détails et la tolérance aux tâches répétitives peut s'avérer votre plus gros problème. Ironie du sort, un environnement de travail hautement structuré sera à la fois un grand avantage et un inconvénient. Une discipline imposée de l'extérieur s'avérera peut-être un soulagement vu votre piètre capacité à planifier. C'est un fait que les adultes déficients attentionnels deviennent souvent indûment dépendants des autres, non pas tant dans le soutien informel d'une relation d'entraide, mais dans une sorte de discipline quasi parentale. Lorsque l'employeur n'y voit qu'un manque de maturité ou d'autonomie au travail, vous n'en récoltez qu'une mauvaise note. De plus, même si vous recherchez un environnement structuré pour compenser votre chaos intérieur, vous vous sentez confiné à cette structure et physiquement inconfortable.

Peu importent vos efforts pour vous conformer et vous auto-discipliner, ce «monde extérieur» tient pour acquis que les comportements imputables au TDA sont en réalité délibérés et contrôlables, et il en arrive souvent à la conclusion que vous êtes un révolté ou un «loose canon» qui ne se soucie que fort peu de ses performances au travail. Peu de gens comprennent que les adultes déficients attentionnels sont incapables de se conformer aux attentes habituelles. Et votre malaise est d'autant plus profond qu'il s'accompagne d'un sentiment envahissant d'échec rendant d'autant plus difficile la reconnaissance de vos symptômes.

Que faire?

D'abord, quiconque est fortement ébranlé par cette discussion, est éminemment avisé de rechercher un-e professionnel-le capable d'établir un diagnostic de TDA en même temps que d'évaluer d'autres causes possibles de comportements dérangeants et inconfortables. La tâche ne sera peut-être pas facile car, jusqu'à maintenant, peu de psychothérapeutes ou de conseillers ont acquis l'expérience ou la formation pour travailler avec des adultes déficients attentionnels. Cependant, des groupes de soutien et des sources fiables d'information surgissent à travers toute la nation. Veuillez contacter une association pour la santé mentale ou rechercher des groupes de soutien pour DA/H dans votre région ou dans l'internet.

Une fois le diagnostic posé et selon la sévérité du problème, selon vos symptômes et vos comportements, selon votre degré d'inconfort, selon votre âge ou d'autres impondérables, les réactions peuvent varier, de même que les directions à prendre ou les priorités à établir. Certains sentiront un grand soulagement du seul fait d'avoir enfin un diagnostic. Voici enfin une explication qui permet de mettre en perspective plusieurs de leurs comportements et de leurs préférences, ainsi que leur mépris et leur méprise. C'est là tout à coup une révélation rafraîchissante. Tel est le cas en effet pour les adultes qui souffrent encore de leur TDA, surtout ceux qui vivent à la limite de ce problème. Le seul fait de savoir ce qui cause leur raideur ou leur rigidité est parfois suffisant. Ceux-là ont déjà appris par eux-mêmes à maîtriser un certain nombre de leurs comportements. Ou bien ils ont cherché et trébuché dans différents emplois qui accommodaient leurs vulnérabilités, leur intuition, leur grande intelligence, leur tolérance de l'ambiguïté, leur moindre besoin de structure, et leur enthousiasme constant pour des projets nouveaux.

Mais, même pour ces cas limites, les indicateurs de tempête fonctionnent bien. D'abord, en même temps qu'une impression de soulagement du fait de connaître la différence de leur circuiterie neurologique (et non pas psychologique), ils auront aussi une impression de tristesse profonde et de colère. Ce sont des gens qui en voudront au monde extérieur de ne pas avoir identifié leur problème avant ce jour et qui, en même temps, auront une impression de perte, sachant que les occasions manquées dans le passé ne se présenteront plus. Enfin ils auront tendance à utiliser le TDA comme une excuse envers eux-mêmes et envers autrui plutôt que de s'expliquer. Il peut s'avérer compréhensible mais en même temps enfantin de demander à vos employeurs de vous faire travailler à rabais sous prétexte que: «Aie, pas si vite, ce n'est pas ma faute, j'ai un trouble neurologique permanent!»

Une des choses que vous devrez faire lorsque vous aurez pris connaissance de votre TDA, ce sera de choisir de décrire aux autres le plus habilement possible votre problème et ses implications sans jouer les handicapés. Pour la plupart des adultes qui souffrent d'un TDA, la réaction et le traitement supposent une combinaison de plusieurs facteurs: sensibilisation, adaptation, restructuration, support et supervision, ainsi qu'une forme ou une autre de psychothérapie et peut-être aussi de médication.

  1. Vous devrez accepter le diagnostic et assumer votre colère et votre tristesse.
  2. Vous devrez vous refaire une estime personnelle et vous remettre d'une vie entière d'abus.
  3. Vous devrez vous restructurer et acquérir de nouvelles habiletés (demander de l'aide, établir votre propre rythme, contrôler vos distractions, restructurer votre travail et votre espace de travail.)

Aussi sévères ou bénins que puissent être votre dysfonction ou votre inconfort en rapport avec votre TDA, les groupes de soutien demeurent une aide inestimable pour vous redonner une image de vous-mêmes qui soit stable et positive. Le docteur Dan McClure, un spécialiste du TDA à Charleston en Virginie, affirme que: «On ne peut sous-estimer l'importance des groupes de soutien en regard des autres interventions. Ces groupes sont essentiels dans le traitement du TDA des adultes.»

Les milieux de travail

Les groupes de soutien n'offrent pas seulement un sentiment d'appartenance, une mise en perspective et une compréhension de leur problème à ceux et celles qui se sont sentis isolés toute leur vie, ils contribuent également au partage de l'information sur la façon de gérer son TDA, de rester en contact avec la réalité, et de surmonter les situtations de crise au travail et ailleurs. Le TDA et le TDAH ont été reconnus officiellement comme des incapacitants par l'American Disabilities Act (ADA), ce qui confère certains droits légaux aux personnes qui sont ainsi diagnostiquées. Cette reconnaissance officielle ne vous fera pas vous sentir mieux et ne facilitera pas davantage votre adaptation sur le marché du travail. Cependant, les employeurs sont maintenant plus réceptifs au job engineering afin d'accommoder des personnes ayant différents handicaps et, lorsqu'ils sont adéquatement sensibilisés à cette condition, ils se montrent plus indulgents quant aux inconvénients causés par un TDA.

Souvenez-vous toutefois que les compagnies n'ont aucune obligation de reconnaître le TDA. Les adultes déficients attentionnels doivent prendre l'initiative de parler de leur condition, et de ses implications, avec leur employeur, quitte à encourir certains risques: incrédulité, stigmatisation, paternalisme, ou sousestimation de leurs capacités réelles. Mais il serait pire encore de cacher ou dissimuler les symptômes récurrents d'un TDA. Si un employeur n'y voit qu'un comportement indésirable sans aucune explication, il soupçonnera de la paresse, de la révolte, de l'immaturité ou une mésadaptation psychologique.

Aller de l'avant

Bien que nombre d'adultes déficients attentionnels se perçoivent eux-mêmes comme des mésadaptés, d'autres ont réussi à se définir un rôle misant sur leurs points forts particuliers plutôt que de mettre l'accent sur leurs déficits ou leurs déficiences. Il y a des environnements de travail où des adultes DA/H peuvent s'épanouir raisonnablement bien et acquérir ce que le docteur Kevin Murphy du University of Massachssetts Medical Center appelle une «identité de la réussite» (success identity). Pensons, par exemple, au genre d'emplois ou de rôles qui pourrait convenir à des adultes présentant les caractéristiques suivantes attribuables au TDA/H:

Un diagnostic confirmé de TDA est une sentence à vie, mais n'est certainement pas une sentence de mort sur le plan professionnel. On ne doit pas nier les conséquences d'un tel handicap comme pour tout autre handicap, tel que le daltonisme ou la dyslexie; mais on doit s'en préoccuper et on peut s'en accommoder, le cas échéant. Pour quiconque est déterminé à remédier à l'isolement auquel le TDA tend à confiner, une carrière en voie de naufrage peut être remise sur rails et des années de doute de soi et d'auto-reproche peuvent être reléguées aux oubliettes. La gestion d'un TDA n'est pas une mince affaire, mais il vaut la peine d'y travailler.


Titre original: «A Scientific Explanation For a Crazy-Quilt Career:
How to Diagnose and Treat Attention Deficit Disorder
»
Paru dans A.D.D. Reader, a collection of short, easy-to-read articles
by nationally-prominent authorities...
p.6s
produit et distribué par ADDult Support of Washington for Adults with A.D.D.
Traduction: GLM, novembre 2002.


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Québec (Qué), Canada, décembre 2002.

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